CRITIQUE EXPRESS:WONDER WHEEL

WONDER WHEEL de Woody Allen

POST RUPTURE/QUAND ON N’Y CROIT PLUS ****

Les années 50.Parc d’attraction de Coney Island.Ginny est une actrice, à la carrière et au succès plus que confidentiels, mariée au mauvais homme et qui se rêve une autre vie. L’arrivée dans sa vie du beau et jeune maitre nageur,va tout changer…

Woody Allen plante le décor dès les premières minutes du film avec un festival de lumières explosives et une photographie juste hallucinante. Le soleil, son coucher, la lune , les feux d’artifices, les reflets dans les cheveux de son héroine, rien n’est laissé au hasard.La lumiere est ici une actrice et fait partie du jeu tant dans les moments de tendresse, d’euphorie ou de colère. Il trouve dans WONDER WHEEL, une nouvelle muse, Kate Winslet, qui encore une fois, nous ébloui par son naturel et cette prise de recul quant à l’image. Elle y joue d’un plan à l ‘autre la femme blessée, usée par les desillusions de sa vie de femme mais aussi la femme désirée à nouveau, qui se maquille, se coiffe et se horne de vêtements, nous faisant croire à une renaissance.Mais tout comme l’actrice qu’elle rêvait d’être, tout ca ne restera que des costumes qui n’auront pas le pouvoir de cacher toutes ses fêlures.

En tant que réalisateur, Woody Allen, à l’instar de Pedro Almodovar, reste celui qui filme la femme avec le plus bel angle, celui de l’authenticité.

Wonder Wheel : Affiche

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